Critique

Presse, articles & critiques

citation2025

Critique d'art

Christian Noorbergen

Si la sculpture est la plus ancienne des langues de l'humanité, Christian Glace invente une créature archaïque et sacrale. Une imposante et puissante élévation minérale duplique une blanche entité humaine, comme un double formidable qui soutiendrait l'attente infinie d'une très fragile créature.

citation2006

Conservatrice du Centre d'art contemporain de l'Abbaye de Beaulieu (82)

Geneviève Bonnefoi

L'extrême sensibilité de ses sculptures, de ses groupes aux allures humaines, trouve sans doute sa source dans le fait qu'il utilise des bois déjà vieillis, usés par le temps, les intempéries, le ressac, trouvés dit-il dans des recherches attentives, au hasard de rencontres, d'émotions, de découvertes. Nous sommes accablés d'images, dit-il encore – les images masquent le réel – il faut revenir à la matière, au sensible, au palpable. Ce qu'il réussit parfaitement mais en y mettant une charge d'humanité émouvante.

citation2004

Critique d'Art Toulouse (31)

Aline Dinier Llareus

Des silhouettes dépouillées des détails distrayants de l'anatomie ordinaire, de toute anecdote spatiale ou temporelle, qui se dressent, altières mais très humaines, comme affranchies par la nature et le sculpteur de toute déchéance terrestre.

citation2008

Olé Magazine - Languedoc-Roussillon

Jomy

L'œuvre de Christian Glace s'inscrit dans le paysage de l'art contemporain très largement inspiré par la nature. Une œuvre singulière. Elle a su se créer un chemin particulier entre des inspirations très poétiques et des réflexions tout entières tournées vers la plasticité. En fait l'homme est au centre de ses préoccupations, qu'elles soient artistiques ou humaines. Cet artiste repose éternellement la question de notre solitude. Son œuvre jaillit pour l'essentiel du bois. Une petite tête vient conclure une masse où l'on découvrira un corps à peine esquissé, tout au plus suggéré… ses personnages en position hiératique, sentinelles sans arme, scrutent notre environnement, un peu comme les ultimes observateurs de notre conscience. Sans arrogance ni culpabilisation, ils semblent prendre à témoin le spectateur dans un – et toi que fais-tu ? – tout simplement interrogateur. Et pour être en cohérence avec cette idée le travail de Glace surprendra par son économie de moyens mis en œuvre, absolument nécessaire pour aller fouiller l'âme de ses personnages.